Dans la nuit du 22 août au 23 Août, un éboulement survenu à la décharge de Dar-es-Salam, à Conakry, a plongé plusieurs familles dans le deuil. Une partie de l’immense amas de déchets s’est effondrée sur des habitations situées à proximité du site, alors que de fortes pluies avaient frappé la capitale guinéenne. Les opérations de secours ont rapidement été engagées pour rechercher les personnes ensevelies et porter assistance aux survivants. Le bilan, initialement établi à 30 morts et 22 blessés selon (l’AFP), s’est alourdi dans les heures suivantes. Au 24 août, les secours faisaient un bilan de 32 morts et 27 blessés. Un drame qui remet également en lumière les risques liés à la présence de cette décharge au milieu des habitations.
Dès les premières heures qui ont suivi l’éboulement, les secours ont été mobilisés pour tenter de retrouver d’éventuels survivants et extraire les victimes ensevelies sous les déchets. Les opérations ont réuni plusieurs services de l’État, la Croix-Rouge, les forces de défense et de sécurité ainsi que des équipes médicales. Sur le terrain, les recherches se sont poursuivies alors que le site présentait encore des risques pour les intervenants.

Des blessés graves et des morts, les habitants sous le choc!
Les blessés ont été évacués vers des structures sanitaires, notamment au CHU Donka, où ils ont été pris en charge par les équipes médicales. La ministre de la Santé s’est rendue auprès des victimes hospitalisées afin de suivre leur situation. Au lendemain du drame, cinq nouveaux blessés avaient été évacués, portant à 27 le nombre de personnes prises en charge. Dans le même temps, deux nouveaux corps ont été retrouvés, faisant passer le bilan provisoire à 32 morts selon les autoritésguinéenne. L’accès au site a finalement été interdit afin de faciliter les opérations de recherche et de sécurisation.
Au-delà du bilan humain, l’éboulement a également laissé plusieurs familles sans logement. La masse de déchets qui s’est détachée de la décharge a atteint des habitations installées à proximité du site, provoquant notamment l’effondrement d’un immeuble de type R+3. Des habitants se sont ainsi retrouvés directement confrontés aux conséquences du drame, alors que les recherches se poursuivaient encore pour retrouver d’éventuelles victimes.Pour les familles touchées, l’urgence ne se limite donc pas aux opérations de secours. Il faut désormais faire face à la perte de proches, aux blessures, mais aussi à la destruction des habitations et des biens. Près de 400 personnes ont été temporairement hébergées à l’école primaire Dixinn Centre 1, selon une source locale. Les autorités ont également annoncé leur volonté de reloger les familles restantes dans des zones jugées plus sûres. Dans le même temps, des initiatives de soutien et de recueillement ont commencé à se mettre en place en mémoire des victimes.

Un drame qui aurait pu être évité selon les autorités guinéenne?
Le drame de Dar-es-Salam intervient dans un contexte particulier. La fermeture de la décharge était déjà en préparation avant l’éboulement. Dès le début du mois d’août, une mission technique avait été déployée afin d’étudier le site et de préparer une fermeture progressive et sécurisée. Le 21 août le ministre de l’Assainissement, Aboubacar Camara, s’était encore rendu sur place pour suivre les préparatifs. Le démarrage des travaux était alors annoncé pour le dimanche 23 août.C’est précisément à cette date que la montagne de déchets s’est effondrée sur les habitations voisines. Le site était donc déjà identifié comme présentant des risques et les autorités avaient engagé des démarches pour le fermer. Mais pour les habitants de Dar-es-Salam, cette décision est arrivée après des années de préoccupations. Un premier éboulement meurtrier avait déjà frappé la zone en 2017. Des habitants affirment depuis plusieurs années avoir alerté sur les dangers liés à la proximité entre la décharge et les habitations. Le nouveau drame relance ainsi la question de la prévention et de la gestion des déchets dans une capitale où la pression urbaine ne cesse de s’accroître.
Après le drame, l’urgence est désormais de sécuriser définitivement la zone et de mettre les familles sinistrées à l’abri. Le site de Dar-es-Salam a été interdit d’accès afin de permettre aux équipes de secours de poursuivre leurs opérations dans des conditions plus sûres. Une partie des personnes touchées a par ailleurs été temporairement relogée à l’école primaire Dixinn Centre 1, où plus de 358 sinistrés ont été accueillis.Le gouvernement a également annoncé le relogement des familles encore présentes autour de la décharge dans des zones plus sûres. Cette mesure devra cependant s’accompagner d’une solution durable pour la gestion des déchets et la fermeture effective du site. Avant même l’éboulement, les autorités avaient reconnu les risques liés à la décharge et engagé des démarches pour libérer et sécuriser ses emprises.Le drame de Dar-es-Salam laisse ainsi une question majeure : comment éviter qu’une catastrophe similaire se reproduise ? Au-delà des secours et du relogem
Les autorités et les responsables politiques guinéenne réagissent!
Selon le lieutenant colonel Balde Mamadou Bailo coordinateur des travaux à Dar-es-Salam avait appelé le chef de quartier et le maire, ils ont cherché à sensibiliser les habitants que dans une semaine ils vont faire des clôtures pour éviter le pire. De son côté le président de l’union des forces démocratiques de Guinée ( UFDG) Cellou Dallain Diallo Appelle a une ouverture d’une enquête transparente sur les circonstances du Drame.







