Le cinéma d’action a connu d’immenses révolutions technologiques au fil des décennies. Pourtant, alors que nous sommes en 2026, un phénomène fascinant se produit : les cinéphiles et les amateurs d’adrénaline se tournent de plus en plus vers les pépites du début des années 2000. Parmi elles, « So Close » (sorti initialement en 2002), réalisé par le légendaire chorégraphe Corey Yuen, s’impose comme un visionnage indispensable cette année.Le cinéma de Hong Kong est connu dans le monde entier pour ses scènes de combat impressionnantes et ses chorégraphies particulièrement dynamiques. So Close s’inscrit parfaitement dans cette tradition,Dès les premières minutes, So Close impose une ambiance moderne et technologique. Ordinateurs, systèmes de surveillance et espionnage industriel occupent une place importante dans l’histoire,Mais la véritable force du film repose sur ses trois personnages féminins principaux.Lynn, Sue et l’inspectrice Hong sont trois femmes aux personnalités très différentes. Pourtant, chacune possède des compétences exceptionnelles qui vont transformer leur confrontation en une véritable guerre.
Porté par un trio d’actrices exceptionnelles — Shu Qi, Zhao Wei et Karen Mok —, ce thriller d’action made in Hong Kong résonne aujourd’hui avec une modernité surprenante. Entre nostalgie de l’an 2000 (le fameux style Y2K), prémonition technologique et scènes de combats d’une pureté inégalée, découvrez pourquoi vous devez absolument regarder « So Close ».

Un trio d’héroïnes badass et profondément humaines!
Bien avant que le concept de female empowerment ne devienne un argument marketing incontournable à Hollywood, le cinéma de Hong Kong brisait déjà les codes avec brio. « So Close » n’utilise pas ses personnages féminins comme de simples faire-valoir esthétiques ; elles sont le cœur battant de l’histoire.
Lynn (Shu Qi) et sa jeune sœur Sue (Zhao Wei) exploitent le système de surveillance global créé par leur défunt père pour devenir des tueuses à gages de haut vol et des cyber-hackeuses insaisissables. Leur relation fusionnelle, oscillant entre rivalité fraternelle et instinct de protection dramatique, apporte une profondeur émotionnelle rare dans un film d’action.La policière tenace : Hong Yat-hungFace à elles se dresse l’inspectrice Hong Yat-hung (Karen Mok), une femme flic au charisme magnétique et à l’intelligence redoutable. Le jeu du chat et de la souris qui s’installe entre ces trois femmes évite le piège des rivalités clichés pour se transformer en un respect mutuel fascinant.

Pourquoi regarder le film So Close aujourd’hui ?
La réponse est clairement oui. So Close est bien plus qu’un simple film d’action. Il combine des combats impressionnants, une réalisation inspirée, des personnages attachants et une esthétique qui traverse les années sans perdre de son charme.Que vous soyez amateur de cinéma hongkongais ou simplement à la recherche d’un thriller d’action différent des productions hollywoodiennes, ce film constitue une excellente découverte. Son mélange d’émotion, de suspense et d’arts martiaux en fait une œuvre toujours agréable à regarder plus de vingt ans après sa sortie.Si vous aimez les films d’action élégants, les héroïnes charismatiques et les histoires mêlant technologie, vengeance et loyauté familiale, So Close mérite sans aucun doute une place dans votre liste de films à voir.
La mise en scène de Corey Yuen : Une leçon de chorégraphie!
le nom de Corey Yuen résonne chez les cinéphiles, c’est parce que l’homme a chorégraphié les plus grands combats de Jet Li et a co-réalisé le premier volet de la saga Le Transporteur. Dans « So Close », son art atteint des sommets de virtuosité.À une époque actuelle où le cinéma d’action abuse des coupures de montage frénétiques pour masquer le manque de technique des acteurs, « So Close » privilégie de longs plans fluides qui mettent en valeur des performances physiques réelles. Le film marie à la perfection :Le Gun Fu (l’art de mêler fusillades stylisées et arts martiaux, popularisé par John Woo).Le Wire Fu (l’utilisation de câbles pour donner une dimension aérienne et poétique aux affrontements).La scène culte de l’ascenseur : L’affrontement final, où les héroïnes vêtues de blanc éliminent des dizaines de gardes armés dans un décor de verre et d’acier, est une anthologie du cinéma d’action. Chaque coup de pied, chaque esquive et chaque tir est chorégraphié comme un ballet d’une précision chirurgicale.







